logo Le moteur de recherche de la télé

C dans l'air


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 17h45 sur France 5

capture
– Pour que les consommateurs viennent, il faut des places de stationnement, mais pas seulement. Il faut des transports publics de qualité pour répondre à une vraie demande. Il faut une offre cohérente. Les gens ne viennent pas seulement parce qu'on peuty aller. Ils y vont parce qu'ils ont quelque chose à y trouver. Le consommateur est aujourd'hui curieux. Il est bien informé et exigeant. La bonne nouvelle concernant la transformation digitale, c'est qu'on dispose aujourd'hui de moyens pour digitaliser aussi l'offre des petits commerces. Dans certains territoires, je vois des regroupements de commerçants ou de distributeurs capables de créer des plates-formes digitales, qui s'adressent à des consommateurs de la région et produisent le "click and collect". Vous achetez dans la banlieue de la ville dans laquelle vous vivez et vous venez chercher en magasin. Si le commerce s'approprie les outils du digital, il survivra. Les Français aiment les points de vente.
– César Roux : Ça repose beaucoup sur la volonté des élus locaux et pas forcément du gouvernement.
capture
– Béatrice Giblin : On réclame d'être girondin, mais aussitôt, on en appelle à l'Etat.
– César Roux : Nous sommes allés à Saint-Brieuc, où 30 % des locaux commerciaux sont inoccupés. Les clients ont fait leur choix. Ils sont en périphérie dans les grandes zones commerciales. Prix bas, parkings gratuits, offre pléthorique, chacun a sa bonne raison d'abandonner du centre-ville. La maire assiste impuissante à la fermeture des magasins de quartier.
– Saint-Brieuc et ses 47 000 habitants... Le chef-lieu des Côtes-d'Armor se situe à mi-chemin entre Rennes et Brest. Dans son centre-ville, difficile de ne pas remarquer les pancartes "à louer" et les locaux disponibles qui se succèdent, au grand désarroi des commerçants qui ont vu leur ville changer petit à petit.
– J'ai vu la ville se dégrader. Ça fait 20 ans que je suis ici. Quand je suis arrivé, j'étais dans une rue classée bis. Ici, c'était le top du top. A partir de 2008, la balance s'est un peu inversée. Ça s'est dégradé. Il n'y a pas eu beaucoup d'efforts de faits pour pallier ce phénomène.
capture