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Vivo : don de sperme artisanal, des bébés clandestins

Le magazine de la santé


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 13h40 sur France 5

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–  Le concept est très bien. Ce sont 2 femmes, c'est compliqué. Le fait d'avoir un enfant, c'est La pratique, je la trouve dangereuse. On injecte un spermatozoïde d'une personne étrangère qui peut être malade. Génétiquement, on ne sait pas s'ily a des maladies.
– Il m'a montré ses analyses médicales.
– Tu mets ta vie en jeu et celle de l'enfant. Imagine que l'homme a eu une relation sexuelle avec quelqu'un d'autre. Tu ne connais pas sa vie. Peut-être qu'il trompe sa femme. Il a peut-être attrapé le sida. Tu peux contaminer ton enfant.
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– Ily a toujours un risque partout. Si cette méthode était sans risques, il n'y aurait plus personne dans les banques de sperme.
– Alicia et Jenny ont bien consulté les analyses de sang de leur donneur avant de réaliser l'opération. Une précaution qui reste insuffisante pour ce professeur.
– Une personne, quand elle vient pour une insémination, on vérifie qu'il y a des sérologies, des tests sanitaires par rapport au VIH et aux hépatites B et C.
Ensuite, on croise les examens faits avec la carte d'identité de celui qui va donner le sperme pour s'assurer en permanence que les tests sanitaires ont été faits par la personne qui viendra donner son sperme le jour J. Il faut s'assurer qu'il n'y ait pas eu de trafic ou dans les documents présentés sur les réseaux sociaux.
– Les risques pris par ces candidats à la parentalité ne sont pas uniquement médicaux. Le plus gros danger qu'encourent les receveuses est d'ordre humain. Le géniteur peut changer d'avis à tout moment et reconnaître l'enfant. L'année dernière, Camille a fait appel à un donneur sur Internet et son rêve de bébé s'est transformé en cauchemar.
– Il a voulu écrire un contrat. Ça m'a rassurée. Il avait 3 enfants. Il m'avait dit qu'il avait sa vie Il comprenait le désir d'enfant.
– Dès la première insémination avec pipette, Camille tombe enceinte. Elle l'annonce au donneur et son attitude change aussitôt. Il se met à lui écrire tous les jours et la menace de déclarer cet enfant à la naissance. A la fin de son 3e mois de grossesse, alors qu'elle ne peut plus avorter, il lui donne rendez-vous.
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