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Secret-défense : que nous cache l'Etat ?

Complément d'enquête


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 22h55 sur France 2

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–  de levée du secret-défense sur les expérimentations?
– Je pense qu'on ne l'obtiendra pas. La réponse induite du ministère est claire, ils ne dévoileront pas ce qui leur a permis de faire la bombe atomique.
– Le silence, encore une fois... La société Placoplatre non plus n'a pas de commentaires à faire. L'industriel assure tout mettre en oeuvre pour dépolluer le site et lui prévoit même un avenir radieux.
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– T. Sotto : "Un secret explosif", un reportage de Thomas Lelong... Nous sommes toujours au fort de Cormeillles-en-Parisis qui a été La moitié des dossiers secrets-défense concernent l'activité nucléaire. On a sollicité le CEA pour venir répondre à nos questions, il n'a pas jugé utile de le faire. Visiblement ils ne sont pas à l'aise avec le sujet. Mais vous, vous êtes là, Jean-Luc Sans, président de l'AVEN, l'Association des vétérans des essais nucléaires. Vous, vous avez réussi à percer le secret-défense. D'abord, vous étiez matelot dans la marine en Polynésie dans les années
– J.-L. Sans : Oui j'ai participé à cinq essais nucléaires sur un esco rteu r. J'ai vu l'explosion de près deux fois de suite, et d'un peu plus loin, car on était chargé de faire l'analyse des retombées.
– T. Sotto : Et qu'est-ce qu'il y avait dans ces retombées? On ne se rend pas bien compte... C'était plus important que Fukushima?
– J.-L. Sans : Beaucoup plus important, un tir de 1971 a craché 1.000 fois plus de déchets radioactifs dans l'atmosphère que l'explosion de Fukushima en 2013. On était exposés à tout cela.
– T. Sotto : Et on vous mettait en garde pour vous protéger?
– J.-L. Sans : On avait une petite note qui disait que 90 secondes après l'explosion, on ne risquait plus rien... La seule précaution qu'on nous demandait, c'était de prendre des lunettes noires pour regarder le flash.
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