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Secret-défense : que nous cache l'Etat ?

Complément d'enquête


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 22h55 sur France 2

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–  Cette défiance vis-à-vis de la version officielle traverse les Etats-Unis depuis des générations. A New York, au coeur de Manhattan, Edward est le premier à avoir semé le doute dans l'esprit des Américains.
– Ce sont les vingt-cinq volumes du rapport Warren.
– Il est le seul journaliste à avoir interrogé tous les membres de la commission et à avoir mis en évidence certaines lacunes.
Dans mon premier livre, j'ai juste expliqué que tout le monde pensait que la Commission Warren avait fait une enquête exhaustive, mais elle n'a pas donné toutes les réponses. Pour Epstein, la culpabilité d'Oswald ne fait aucun doute et la conspiration n'est pas prouvée. Mais il reproche au FBI et à la CIA leur manque de transparence.
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– Tous les services de police et les agences de renseignement se sont comportés comme s'ils avaient quelque chose à cacher. A partir du 22 novembre 1963, pendant dix ans, les agences ont eu peur que leurs petits secrets soient accidentellement révélées, elles ont donc tout gardé secret. On sait que le FBI a brûlé des documents sur Oswald, que la CIA cachait des choses... Ça a été le début du problème. Le public américain et les journalistes ont réalisé qu'ils n'auraient pas la fin de l'histoire avec la Commission Warren. Les gens ont arrêté d'avoir confiance en la CIA et le FBI.
– Les autorités américaines ont depuis essayé de jouer le jeu. Voilà vingt-cinq ans qu'elles publient au compte-gouttes leurs archives. Il y a quelques semaines, 3.000 documents ont été dévoilés, annoncés fièrement par le président Trump. *- "En tant que président, je vais autoriser à publier les documents si longtemps classés de l'affaire JFK".
– A l'intérieur, aucune révélation. Mais les plus sceptiques espèrent y trouver une pépite.
– C'est mon bureau, c'est ici que je fais mes recherches sur Kennedy.
– Chris est ambulancier. Entre ses gardes, il parvient à se plonger cinq à six heures parjour dans ses dossiers, qu'il collectionne depuis plus de trente
– Quand j'ai commencé au milieu des années 80, on avait quasiment des pages blanches ou des documents en grande partie censurés.
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