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Une dette à effacer

Envoyé spécial


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 20h55 sur France 2

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– C'est un gouvernement qui n'a pas été élu par le peuple.
– Une association culturelle élevée au rang de parti politique...
– Salut, ça va?
– Autant que possible, vu la situation.
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– Cette femme est la compagne de Jordi, et depuis son incarcération, les visites s'enchaînent.
– Regarde toutes ces lettres... On a des gens qui viennent de partout, tout le monde se rend service. On l'appelle "le prisonnier politique"... Pour l'instant, il est fort.
– Chaque semaine, elle rend visite à son compagnon en prison près de Madrid. Depuis deux mois, elle a dû adapter son quotidien à cause d'une incarcération injuste, selon elle...
– La question, c'est: pourquoi l'Espagne ne permet pas ce vote? De quoi ont-ils peur avec le référendum? Toute sa vie, Jordi a été très engagé. Il voulait par dessus tout qu'on ait le droit de faire un référendum. Pas forcément qu'on arrive à l'indépendance, mais juste le droit
– Pour elle, Jordi est un prisonnier politique incarcéré pour ses idées. Ce soir, elle se rend à un événement organisé par Omnium dans un lieu charge d'histoire. Cette prison tout juste désaffectée a été pendant des années la prison du franquisme. Tout est fait pour comparer le gouvernement actuel à l'ancienne dictature fasciste qui a traumatisé l'Espagne. Jusqu'au sous-titre de la soirée... "Justice pour les victimes du franquisme, quand tu crois que c'est terminé, cela recommence"...
– Peut-on vraiment comparer la situation du franquisme à ce que vit aujourd'hui la Catalogne?
– Oui, à l'époque on était un pays occupé, c'est la même chose aujourd'hui. On continue d'emprisonner des gens pour des délits d'opinions qui sont juste des manières de penser et d'aimer.
– Dans cette soirée où passé et présent s'entremêlent, la communication est étudiée. Dix chaises ont été symboliquement laissées vides par respect pour ceux qu'ils nomment "les prisonniers politiques".
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