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Une dette à effacer

Envoyé spécial


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 20h55 sur France 2

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–  C'est la partie du code qui comprenait le bug...
– Vous avez trouvé la faille dans le virus?
– cela revient à une WannaCry est toujours actif aujourd'hui mais inoffensif.
– Là, c'est le nombre de tentatives d'infection arrivées entre le 12
– Et que vous avez empêchées, finalement?
– Oui, cela représente environ 1,2 million d'ordinateurs...
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– Les gens qui n'ont pas été infectés ne savent pas que c'est grâce à vous?
– Non, tout se passe bien donc tout va bien.
– Et vous en retirez une satisfaction?
– Tant mieux pour eux!
– Mais comment un virus a-t-il pu mettre en péril autant d'ordinateurs? WannaCry, c'est l'histoire d'une vulnérabilité, un défaut de fabrication d'un système que vous connaissez tous, Windows. Cette faille aurait été découverte et utilisée à des fins d'espionnage par la NSA, l'une des plus grandes agences du renseignement américain. Mais en avril dernier, la vulnérabilité est révélée au grand Des pirates vont alors utiliser ce code pour propager ce qui va devenir le pire logiciel de rançon de l'Histoire. Reste une question: qui sont ces pirates? Pour l'expert en cybersécurité, cela ne fait plus aucun doute, WannaCry porte la même signature qu'un précédent virus.
– WannaCry avait des similitudes avec un autre "ransomware", des similitudes techniques.
– La signature d'un pays.
– Personnellement, je pense que cette attaque est due à un Etat et non à une organisation ou quelqu'un qui est tout seul dans sa chambre.
– Quel Etat?
– La Corée du Nord.
– Le régime nord-coréen, isolé sur la scène internationale, aurait conçu WannaCry dans un but lucratif. Une hypothèse confirmée il y a quelques jours par les services secrets anglais et américains, et ce n'est qu'un début, selon Matthieu Suiche.
– Ce nombre d'attaques va augmenter dans le futur, étant donné qu'on entre dans une guerre froide entre Etats, dont les victimes principales cette année ont été des entreprises privées et publiques.
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