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Une dette à effacer

Envoyé spécial


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 20h55 sur France 2

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–  La première semaine, quand on a eu le virus, on avait des pièces prêtes mais on ne pouvait pas les livrer. On ne pouvait pas éditer de factures ou de bons de livraison.
– Montant de la rançon demandée: 3.240 euros. Etienne Robin va les payer sur les conseils de l'expert.
– Payer, c'est une raison pragmatique, pour que les gens continuent de travailler. Etienne n'avait pas le choix, il avait des contraintes de temps très cou rtes. Il fallait qu'il puisse repartir avec ses fichiers. Derrière, il y a quand même des emplois, des clients...
– Il fallait trouver une solution.
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– Commencent alors d'interminables heures d'angoisse. De jour comme de nuit, Etienne Robin échange par courriels avec le preneur d'otages de ses données. Le seul à pouvoir lui débloquer ses précieux fichiers.
– Vous avez crypté mes données, qu'est-ce que je dois faire pour les récupérer? A ça, j'ai reçu une réponse: "Vos données ont été cryptées parce que vous n'avez pas apporté assez d'attention à la défense de vos fichiers informatiques. On n'est pas des voleurs, on n'est pas des menteurs, vous payez, on vous aide". Ils me demandaient 6 bitcoins, et vingt-quatre heures après, cela
– Et vous saviez ce que c'était?
– Non, c'est là que Ludovic m'a été d'une grande aide pour m'expliquer ce que c'était que l'argent virtuel, comment on pouvait en acheter.
– Six bitcoins, c'est à l'époque 3.240 euros. C'est toujours grâce dans cette monnaie intraçable que les pirates exigent leurs rançons. La discussion va durer une semaine jusqu'à ce qu'Etienne Robin verse la somme, en échange de cette clé de décryptage. Toutes ses données sont sauvées.
– Même si j'ai réussi à négocier, jusqu'au dénouement final, je n'ai rien maîtrisé. Et dans ma position de dirigeant d'entreprise, ce n'est pas bon. C'est l'équivalent virtuel de ce qu'ont pu subir des personnes sur des braquages, des prises d'otages, des cambriolages.
– l'avez vécu comme cela?
– Moi, oui, c'est traumatisant.
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