logo Le moteur de recherche de la télé

Une dette à effacer

Envoyé spécial


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 20h55 sur France 2

capture
– Il ne faut pas que l'agresseur sache qui a porté plainte.
– E. Lucet : Vous voulez aussi que tout le monde se sente concerné dans les entreprises, que les salariés n'hésitent plus à dénoncer un harceleur sexuel. Que proposez-vous concrètement?
– J. Méadel : Il faut que les salariés se sentent autorisés à parler et soutenus. En Suède par exemple, tout l'entourage des victimes témoigne, ils ont un statut de lanceurs d'alerte. Cela existe en France, ce statut...
capture
– E. Lucet : Pas du tout pour les crimes sexuels!
– J. Méadel: Non, uniquement en matière de droit des affaires. Mais le lanceur d'alerte doit commencer par alerter son chef.
– E. Lucet : Là, c'est impossible! Et dans pas mal d'affaires d'ailleurs...
– J. Méadel : Précisément! Il y a une pression de la hiérarchie... Donc nous disons qu'il faut changer la loi. Le lanceur d'alerte peut saisir n'importe quelle autorité publique, une association, un numéro de victimes... Ou tout simplement aller lui-même devant le juge. L'idée, c'est que l'entourage est responsable d'une certaine manière.
– E. Lucet : Et vous n'avez pas peur de dénonciations abusives ou calomnieuses?
– J. Méadel : Cela marche très bien aux Etats-Unis, en Suède... Le critère, c'est de ne pas être malveillant. Dans la façon dont les récits sont faits, on est capable de voir s'il y a de la malveillance. Et ce sera au juge de voir si les faits sont avérés ou non. Mais le statut de lanceur d'alerte doit être protégé pour que la victime ne soit plus seule.
capture