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Journal 13h00


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 13h00 sur France 2

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– Maintenant, c'est à la mode. Le poisson est bon pour la santé.
– C'est une source de protéines plus intéressante que la viande, il me semble.
– La pêche de poissons sauvages est limitée. Alors, pour répondre à la demande, la solution pourrait être de développer l'élevage.
La France possède plus de 3000 km de littoral et de nombreuses rivières. Pourtant, la pisciculture ne se développe pas. Quels obstacles rencontrent les pisciculteurs? Quel potentiel pour la filière? Près de Sète, dans l'une des plus grandes écloseries de France, Philippe donne naissance chaque année à des millions de poissons d'élevage.
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– Ici, nous avons les bassins de géniteurs, les reproducteurs. Vous pouvez voir des géniteurs de loups en train de pondre.
– Elever des poissons, un savoir-faire acquis après des années de recherche. Quelques semaines plus tard, les oeufs sont devenus de petits poissons appelés alevins.
– Vous pouvez voir de petites dorades royales qui font environ 0,25 g. On fait un peu plus de 40 millions d'alevins avec une proportion moitié loup, moitié dorade royale.
– Ces poissons vont grandir dans des fermes en Méditerranée, très loin des côtes françaises.
– On les fait grandir jusqu'à cette taille. Puis on les expédie dans des pays principalement étrangers pour qu'ils arrivent à une taille commerciale En général, ces pays réexportent ces poissons vers les pays de la Communauté européenne, principalement la France, l'Italie et l'Espagne. Il y a un côté incongru. Nous produisons assez de poissons pour fournir la France et les pays limitrophes, alors que ces poissons sont aujourd'hui élevés dans les pays du Sud.
– En France, il est quasiment impossible d'avoir l'autorisation d'installer une ferme d'élevage en mer. Loi de protection du littoral, recours administratifs, les obstacles sont nombreux. Conséquence: 86 % des poissons consommés en France sont importés. Très peu d'élevage en mer et seulement quelques centaines de fermes dans nos rivières. Dans cette pisciculture bretonne, c'est l'heure du goûter pour les truites.
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