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Journal 13h00


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 13h00 sur France 2

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–  Depuis 20 ans, aucune ferme piscicole n'a ouvert sur le territoire car, pour alimenter ces fermes en eau, il faut détourner une partie du cours de la rivière en créant un canal comme celui-ci. Mais pour préserver l'environnement, plus aucune autorisation nouvelle n'est délivrée. Impossible donc pour ce patron de s'agrandir malgré la demande croissante.
– Voilà nos poissons. C'est un produit de plus en plus demandé. Il est reconnu. Il retrouve des lettres de noblesse.
– Pour éviter tout risque de pollution, l'administration plafonne aussi les quantités de poissons produites par chaque ferme, même si ce pisciculteur affirme faire beaucoup d'efforts pour préserver l'eau.
– Elle passe dans le filtre mécanique, un filtre rotatif qui enlève toutes les impuretés. Après, elle passe dans un canal et rejoint la rivière. ces demandes d'augmentation de production sont systématiquement rejetées.
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– On ne peut pas nous reprocher les choses qu'on nous reprochait dans les années 70 ou 80. Ce n'est pas raisonnable. On a divisé par 2 ou 3 les impacts sur le milieu.
– Ça ne débloque pas les choses?
– Non. On veut rendre les choses encore plus propres.
– Pour la filière piscicole, ces obstacles sont un frein au développement économique. Dans cette usine qui prépare les truites à la vente, on refuse des ventes tous les jours.
– On limite nos clients. On leur dit: "Aujourd'hui, Eh bien non, vous n'en aurez que 150."
– Pour ce patron, si l'Etat autorise une légère augmentation de la production, de nombreuses embauches sont possibles.
– 500 t de truites en plus, c'est entre 5 et 6 salariés de plus en pisciculture. C'est dommage, mais c'est comme ça, et on va y arriver.
– Mais le principal frein au développement de la filière reste écologique, car plane l'ombre des élevages intensifs, très critiqués pour leur impact sur l'environnement.
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