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Télématin


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 6h30 sur France 2

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–  Avec la méditation, j'arrive à ne pas m'identifier, avec mes peurs et mes pensées, à les mettre un peu plus à distance. Une dizaine de minutes parjour peuvent suffire pour se poser.
– Dr S.Dauchy: L'objectif est d'aider le patient à penser à sa maladie sans l'anxiété, le vécu émotionnel qui va avec. Ce n'est qu'à cette condition qu'il pourra s'adapter au mieux à sa maladie.
– Vous avez l'impression que ça s'estompe ou ça reste encore présent?
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– Malgré ces peurs qui restent dans ma tête, je retrouve le plaisir. J'arrive à profiter à nouveau de ma vie. Je retrouve des énergies.
– Dr S.Dauchy: La prise en charge de ce syndrome est importante pour la qualité de vie du patient et pour la façon avec laquelle il va s'adapter à sa maladie et à ses traitements. Le fait de pouvoir penser au cancer sans peur, de pouvoir mieux dormir et d'être moins anxieux va permettre de venir à l'hôpital et de recevoir l'ensemble des traitements de façon adéquate et, donc, d'optimiser ses chances de survie. Ce n'est pas un effet direct de l'anxiété qui va jouer, mais la façon avec laquelle, allant mieux dans sa tête, le patient va pouvoir mieux s'adapter aux traitements.
– Laurent: Quand on a une telle maladie, on a le droit de ne pas avoir le moral.
– Brigitte-Fanny: Bien sûr. Les médecins veulent lutter contre certaines idées reçues. Il faut être un guerrier, se battre, avoir le moral. Mais les médecins disent qu'on a aussi le droit de souffrir d'un syndrome post-traumatique. On a le droit d'être fatigué, d'être déprimé, avec tout ce qu'on vit. Il ne faut pas culpabiliser. Ce n'est pas parce qu'on est un battant qu'on va forcément guérir. Ce n'est pas parce qu'on est déprimé qu'on ne va pas guérir. Il faut simplement savoir demander de l'aide. Il y a énormément de possibilités de soins. On peut prendre en charge cet aspect psychologique et aider les patients qui souffrent de cancer et qui ont un syndrome de stress post-traumatique.
– Laurent: On peut demander de l'aide et ça peut être remboursé.
– Brigitte-Fanny: Oui. C'est pris en charge dans les hôpitaux.
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