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Australie, un peuple aux confins du monde

Quand Homo sapiens peupla la planète


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 11h15 sur Arte

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– Les os de la femme de Mungo peut-être pour être rendus plus friables. Ils ont ensuite été brisés en petits morceaux. Ce rite montre que le lac Mungo abritait une communauté dotée d'une culture riche et complexe. Mais qui étaient ces habitants des confins de la Terre ? D'où venaient-ils ? Quand sont-ils arrivés ? Comment sont-ils parvenus Le lac Mungo est perdu, au fin fond du sud-est australien. Une région reculée sur le continent le plus isolé de la planète. Les circonstances de l'installation humaine sur les rives du lac Mungo restent mystérieuses.
Ily a peu de traces archéologiques de cette période, en Australie. Mais les progrès de l'analyse ADN peuvent peut-être fournir des éclaircissements. Au début du 20e siècle, l'anthropologue britannique A. Haddon s'est rendu en Australie pour étudier les coutumes des peuples indigènes. Il a également recueilli des échantillons capillaires sur ces populations. Ces prélèvements ont été oubliés dans un musée, jusqu'à ce qu'un généticien danois, Erske Willerslev, se charge de les analyser.
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– L'avantage des cheveux, c'est que ce n'est pas poreux, comme des os ou des dents. Ça permet à toutes les contaminations de ne pas s'infiltrer dans le cheveu. Il suffit donc de le passer à l'eau de javel, et l'ADN qui reste est celui du propriétaire de la chevelure. A Cambridge, où se trouvait cette collection de cheveux, on devait se dire : "Que va-t-on en faire ?" Un siècle plus tard, c'est une mine d'or pour les généticiens.
– Les cheveux appartenaient à un homme qui vivait dans la brousse, en Australie occidentale, une région rarement visitée par les Européens. L'ADN était donc aborigène à 100%. C'est la première fois qu'on séquençait le génome d'un aborigène. Grâce à cet échantillon, les généticiens ont pu retracer un pan d'histoire de ce peuple ancestral.
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