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1916. Pancho Villa mort ou vif

Mystères d'archives


diffusion le jeudi 14 décembre 2017 à 6h45 sur Arte

– Au nord du Mexique, Villa contrôle presque tout l'Etat du Chihuahua. Après la conquête de Juarez, il s'empare de la capitale de l'Etat, la ville de Chihuahua. Prochaine étape : Ojinaga que les troupes du gouvernement tiennent encore. Voilà des images prises par les mêmes reporters américains à Ojinaga en janvier 1914. Cette fois, ils filment du côté des ennemis de Pancho Villa. Ces soldats du gouvernement de Mexico vont tenter de repousser les cavaliers de Villa. Après les simples soldats, les officiers de la garnison. C'est pour la caméra qu'ils retirent leurs chapeaux. Un instant! Lui, c'est le puissant général Mercado. Il commande, dans le Nord, l'armée officielle. Mais à chaque bataille, c'est Pancho Villa qui gagne. Petit retour en arrière. Le reporter qui filme fait surtout attention à bien suivre un homme. C'est celui qui nous fixe du regard. Un Américain. Son nom : Charles Pryor. Réalisateur et producteur du reportage, Pryor tient à bien se montrer à la caméra.undefined
L'équipe de Pryor filme maintenant en dehors de la ville, toujours près de la frontière. Devant, les hommes de dos sont probablement des hommes de Villa. Difficile de voir ceux d'en face. Ils sont trop loin. Mais on les repère à la fumée qui sort des fusils. Tant de fumée blanche sur un champ de bataille, ça peut surprendre. En fait, les soldats utilisent une poudre dont on ne se sert plus. Elle fait trop de fumée. Mais pour le spectacle, c'est parfait. Car nous assistons à une bataille reconstituée, comme dans les westerns. Autre mise en scène : un soldat du gouvernement est capturé par les hommes de Villa. On fait comme s'il résistait. On joue la bousculade. Et voilà comment se termine cette triste histoire. Ce qui est surprenant, c'est que les tireurs ne visent pas tous dans la même direction. Regardez. Trois fusils sont pointés un peu trop haut. Quant à notre condamné, le cameraman le filme debout... puis allongé. Et le tour estjoué. Ici, c'est plus morbide. Les reporters filment un vrai champ de bataille après de vrais combats. Les cadavres sont inspectés les uns après les autres.